Avant toute chose, je suggère :
- A madame le Procureur Général d’attendre un peu avant de fixer une date d’inauguration,
- Au Maire de Villefontaine de ne pas repasser son écharpe,
- Aux députés Colombier et Moyne-Bressand de ne pas prendre tous leurs désirs pour des réalités,
- Au Sénateur Saugey de mesurer la portée des soutiens qu’il accorde et dont il devra se justifier
- Et à mon «nouvel» ami Cottalorda, le président de la CAPI, de ne pas se réjouir trop tôt.
Je tiens également à dénoncer le manque de courage, à tous les niveaux de l’Etat, de celles et ceux qui n’ont pas pris la peine d’annoncer eux-mêmes cette décision et qui ont préféré la faire porter par des collaborateurs. Je dénonce le refus de dialogue du Garde des Sceaux, et de certains de ses collaborateurs, qui, plus préoccupée par d’autres dossiers, ne s’est pas intéressée à la carte judiciaire de l’Isère Rhodanienne et du Nord-Isère. Cette attitude est pour le moins méprisante pour Vienne. Vienne est-elle devenue « la mal aimée » ? faudra t’il inscrire cette mention sur nos entrées de ville ?
Oui, je me suis mis en colère, et ce d’autant plus que je me suis engagé et impliqué fortement dans ce dossier mais les propos qui m’ont été attribué n’engagent que ceux qui les ont tenus et qui prennent leurs désirs pour des réalités. Cependant je voudrai remercier celles et ceux qui viennent de m’apporter leur soutien :
- En premier lieu les adjoints et élus de la majorité municipale sous la présidence de Philippe Romulus que je remercie aussi pour le travail qu’il a mené sur ce dossier,
- Le président de l’Assemblée Nationale et du celui du Groupe UMP,
- De nombreux députés de la majorité mais également de l’opposition,
- Des ministres, de façon anonyme,
- Le sénateur Louis Mermaz, ancien Maire de Vienne,
- Le Vice-Président du Conseil Général Erwan Binet,
Le conseiller municipal Jacques Thoizet.
La politique n’est pas un long fleuve tranquille, nous le savons, c’est un combat et ce combat continue. Pour moi, le dossier ne fait que commencer et je peux vous assurer que je suis plus déterminé que jamais. Ce dossier ne sera pas enterré comme il a pu l’être jusqu’à ce jour !
Maintenant je tiens à dénoncer et combattre cette décision qui est injustifiée, injuste pour ne pas dire absurde et incohérente. Elle est injustifiée car elle ne correspond à rien.
- Elle ne correspond pas à la réalité judiciaire du territoire (rappelons que Vienne traite plus de 20.000 affaires et rend plus de1.200 jugements contre seulement 11.000 affaires traitées et 900 jugements seulement pour Bourgoin). En 2011 c’est Bourgoin qui sera absorbé par Vienne et non l’inverse.- Elle ne correspond pas à la réalité économique du territoire puisque l’Isère Rhodanienne est un des secteurs de Rhône Alpes les plus dynamique selon l’INSEE et accueille de plus en plus d’entreprises. - Elle ne correspond pas à la réalité démographique puisque Vienne, ville de plus de 30.000 habitants, se situe au cœur d’un bassin de population de plus de 250.000 habitants contre environ 150.000 sur Villefontaine.- Elle ne correspond pas non plus à la réalité humaine car, elle préfère délocaliser des employés, des êtres humains vers une zone industrielle, à proximité d’une zone de délinquance notoire avec ses voitures brûlées, dans ce qui n’est finalement « qu’un champ de patates et de cailloux », comme l’évoquait un magistrat proche de l’Elysée qui ne se voyait pas y siéger. - Cela présage du peu de considération que l’on accorde aux personnes. A ce propos, je salue le travail de l’ensemble du personnel du TGI et je les assure de mon soutien.
Cette décision est injuste car tronquée dès le départ.- En effet, j’ai le sentiment d’avoir été trompé et manipulé depuis le début et je suis persuadé que les dés étaient pipés pour Vienne. La question est de savoir à qui profite le crime. Il ne m’appartient d’y répondre mais derrière des aberrations et mensonges se cachent forcément des intérêts non dits. Depuis plus de 10 ans, l’Etat et ses services, pour le moins complices bienveillants, avaient programmé et planifié l’installation d’une cité judiciaire sur le territoire de la CAPI (volonté en 1995 de l’EPIDA de l’Isle d’Abeau devenu Etablissement Public d’Aménagement du Nord-Isère) ceci afin d’apporter de l’humain au milieu de nulle part. C’est pour moi créer de manière artificielle et superficielle une entité administrative sur un territoire dont la vocation est tout autre. On peut également s’étonner de cette notion surréaliste du service public qui déshabille une Sous-Préfecture pour une zone industrielle. Est-ce une nouvelle approche ? Est-ce concevable ? Pour ma part je réponds indiscutablement non. J’évoquerai aussi le fait qu’il y a un an, Vienne n’était pas intégrée dans les études d’implantation et qu’il avait déjà fallu se battre à ce sujet. Maintenant, à la lumière de cette décision, j’ai encore plus le sentiment que Vienne, le Pays Viennois et l’Isère Rhodanienne se sont fait manipulés et roulés dans la farine.
-injuste également en ce qui concerne les indemnités touchées par les avocats berjalliens alors que le Tribunal leur revient à 10 kilomètres.- Injuste encore pour les professions juridiques viennoises qui se voient dépossédées d’une partie de leur clientèle et dont je comprends l’émoi.- Injuste aussi pour tous les salariés dont l’emploi dépend de cette juridiction. Injuste toujours pour les justiciables avec des distances rallongées, des temps de parcours importants et l’absence totale de moyens de transports en commun pour rejoindre cette lointaine zone. Cette décision, permettez-moi de le dire, est également absurde et paradoxale à l’heure où le Chef de l’Etat et le Gouvernement veulent réduire les dépenses de l’Etat et miser sur la relance de l’économie et du pouvoir d’achat. Choisir le projet le plus cher, le moins abouti, le plus éloigné de la réalité ne me semble pas correspondre à une telle volonté sauf à vouloir ignorer volontairement un territoire. Je le redis, Vienne sera-t-elle la mal aimée en lieu et place de Vienne l’Antique ? Vienne sera-t-elle sacrifiée sur l’autel du département de l’Isère au profit d’un champ de patates et de cailloux ? Vous vous en doutez, cette décision me déçoit, j’ai un profond sentiment d’abandon de la part de ma famille politique, un abandon qui confine au mépris voire à la trahison. Un bastion de la majorité a été laissé de côté, des engagements n’ont pas été tenus malgré ma fidélité, ma loyauté et mes victoires électorales, vous comprendrez donc mon amertume.C’est pourquoi, je viens d’écrire au nouveau secrétaire général de l’UMP pour lui signifier que je me mets en congés du parti pour une durée indéterminée.
De plus, je ne souhaite plus travailler avec certains parlementaires dont le seul but est de tirer la couverture à eux. J’informerai, dans les jours qui viennent, l’ensemble des adhérents de la 8ème circonscription. Je reprends ainsi ma liberté de parole, d’action et de vote.
A l’avenir, je voterai en fonction des projets et non en fonction des consignes de l’UMP. Je serais l’opposant de l’intérieur, celui de la résistance intérieure. En outre, je me pose la question de savoir quel avenir est prévu pour l’Isère Rhodanienne dans cette optique d’aménagement qui nous laisse au bord du chemin, qui nie notre identité, qui nie notre capacité de développement. Ce manque flagrant de considération me fait réfléchir sur un éventuel rapprochement avec le Rhône, initiative que je vais m’attacher à développer dans le cadre de la réforme Balladur avec des actions importantes sur le plan parlementaire. Je tiens ici à vous informer que, pour me faire « passer la pilule », on vient de me proposer un poste à responsabilité que je viens de refuser car comme je l’ai dit à un collaborateur ministériel, « vous vous trompez, ce n’est pas la ville Remiller que je défends mais la ville de Vienne ». Cependant je compte bien exiger le maximum de financements pour les projets qui nous tiennent à cœur. Mais ne nous y trompons pas, cette hypothétique contrepartie financière ne remet pas en cause ma volonté, ainsi que celle du conseil municipal, de nous battre jusqu’au bout, et par tous les moyens, pour faire annuler cette décision qui, je vous le rappelle est injuste et absurde. Ces moyens seront bien sur judiciaires : toutes les voies de recours vont être explorées et utilisées pour bloquer ce projet. Des contacts avec des avocats ont déjà été engagés et nous envisageons une saisie du Conseil d’Etat.- Ils seront également politiques car je vais mobiliser autour de moi une majorité pour m’opposer, avec celles et ceux qui me suivront, à toute décision contraire aux intérêts de Vienne, que ce soit lors du vote du budget de la Justice ou sur tous les dossiers qui concerneront la justice en général et Vienne en particulier. Je peux vous assurer que de nombreux amendements seront déposés.- Nous aurons bientôt un nouveau Garde des Sceaux et je peux vous garantir que le dossier du TGI de Vienne sera le premier dossier déposé sur son bureau. - Je compte également sur le nouveau Préfet de l’Isère pour relayer notre position auprès de ses autorités et j’envisage la constitution d’un comité de pilotage avec toute la classe politique viennoise qui se sent aujourd’hui dépossédée.- Nous allons avoir des élections et je vais interpeller tous les candidats aux Européennes, Régionales, Cantonales et surtout Sénatoriales) en leur demandant de se positionner clairement en faveur de Vienne. Je tiens à assurer les Viennoises et les Viennois de ma détermination encore plus forte que jamais pour mener, jusqu’à son terme, ce combat. Un match n’est jamais perdu tant que le coup de sifflet n’a pas été donné et je peux vous dire que ce moment n’est pas encore arrivé.
2014 c’est loin !
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