« Je dirais qu’on ne peut pas surmonter ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. Si on n’y met pas l’âme, si les Africains ne s’entraident pas, on ne peut pas résoudre ce fléau par la distribution de préservatifs : au contraire, le risque est d’augmenter le problème. La solution ne peut se trouver que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c’est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui apporte avec soi une nouvelle manière de se comporter l’un avec l’autre, et le deuxième, une véritable amitié également et surtout pour les personnes qui souffrent, la disponibilité, même au prix de sacrifices, de renoncements personnels, à être proches de ceux qui souffrent. » Benoît XVI
Alors qu’une fois de plus les propos du Pape ne sont que partiellement rapportés dans de trop nombreux médias, perdant ainsi leur sens réel, je déplore que la classe politique française se soit empressée de partir à la chasse aux sorcières !
Ce que Benoît XVI a souhaité hier, juste avant de demander, à Yaoundé au Cameroun, la gratuité des soins pour les malades du Sida, c’est qu’on arrête de considérer le préservatif comme une solution unique au problème du sida en Afrique. La politique de lutte contre le sida ne doit en effet pas se limiter à la publicité pour les préservatifs.
C’est surement un moyen efficace quand il est correctement utilisé, mais sa large distribution n’empêchera pas des problèmes comportementaux graves tels que les viols et l’inceste.
Ce que le Pape a avant tout rappelé, c’est que la voie la meilleure, la plus prévoyante et la plus efficace pour combattre le fléau du sida et protéger la vie humaine réside dans une véritable éducation à la responsabilité, la recherche médicale et la diffusion des thérapies, et l’assistance aux malades.
Jacques Remiller
Président du groupe d’études à vocation internationale
sur les relations avec le saint-Siège
Député-maire de Vienne (Isère)

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